Mission et immersion au Sénégal

Du 17 au 28 février 2016

senw344tfNotre groupe devant un baobab sacré de 32 mètres de circonférence.

Nous étions sept (7) femmes étrangères les unes des autres prêtes à s’investir et à vivre une expérience humanitaire hors du commun en Afrique. Notre guide connaît le Sénégal par coeur, elle entame avec nous sa douzième mission dans ce pays. Depuis quelques années, l’idée de vivre ce genre de défi me séduisait, mais surtout, je savais que ce voyage me permettrait de découvrir une Afrique totalement hors des sentiers touristiques, ce à quoi je rêvais depuis toujours.

IMG_0908Scène de rue au retour à Dakar.

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Avant de partir, une inquiétude me tenaillait pourtant de l’intérieur, ce qui est arrivé au Burkina Faso quelques semaines avant notre départ. Des gens près de nous, presque des voisins ont été tués par des terroristes. Je n’avais pas d’autre choix que d’y penser. Oui, il y avait une petite peur à combattre et une angoisse à contrôler mais je m’étais engagée et selon les dires de notre chef, il n’y avait pas de soucis à se faire, le Burkina Faso étant situé à des milliers de kilomètres du Sénégal, il n’y avait vraiment pas de quoi s’énerver.

sen fb 1Des adolescentes à Saint-Louis.

C’est donc le 17 février 2016 que nous prenions toutes notre envol, plongeant tête première, fébriles et confiantes, vers ce lieu étranger.

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Pour le partage et la photographie

Nous partions chargées comme des mulets, chacune ayant des dizaines de kilos de dons entassés dans ses valises, étiquettées et divisées pour être fin prêtes quand viendra le temps de la distribution.

senw7777654Négociation du transport, avec Moustapha Seck(en rouge).

Nous sommes toutes venues ici pour gâter ce pays à notre façon en espérant vraiment servir et être utile par-ci par-là, mais nous nous sommes aussi embarquées dans ce périple pour vivre quelque chose de personnel à chacune.

IMG_0846Deux jeunes garçons de Saint-louis après une distribution de barre tendre Leclerc.

Pour ma part, le défi supplémentaire et récurrent à chacun de mes voyages est celui de photographier et d’immortaliser du mieux que je peux ces gens et cette terre iconique qu’est l’Afrique.
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Birame Faye, le mécanicien du village de Lompoul, prend la pose le temps d’une photo.

IMG_1033Des enfants heureux, lors d’une distribution en charrette sur l’île de Mar Lodj.

IMG_1034Fatima dans le village de Ndangane.

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senw333g78Couturier non loin du village de Kébermer

sen aa 33k8 Jeunes hommes de Kébermer.

De petits chocs

Une fois sur place, les petits chocs de culture affluent déjà. En débarquant à Dakar en pleine nuit, j’ai eu, pour un instant, l’impression d’avoir atterri en lieu hostile, sombre et disjoncté. Les rues désertes, les bâtiments désorganisés et en décrépitudes…Bref, mon premier sentiment fut plus obscure que clair et j’ai rencontré ce soir-là, une terre différente de ce que je m’étais imaginé.

senw44488u6Notre première nuit à l’auberge Chez Nizar.

sen ;6438339Distribution aux petites heures du matin dans les rues de Saint-Louis.

Naïvement, l’Afrique d’Est en Ouest représentait pour moi la savane en général, avec au passage quelques villes et villages exotiques. Exténuées par toutes ces heures de transport et après avoir passé presque 48 heures sans fermer l’oeil, nous étions maintenant installés pour une première nuit à l’hôtel dortoir Nizar.

Première distribution

Le lendemain, nous étions prêtes à découvrir ce pays, direction Joal et Fadiouth.

sen qq22Balade en pirogue avec notre guide Francois.

Situé à l’extrémité de la Petite Côte, au sud-est de Dakar, cet endroit est vécu comme un premier enchantement. Fadiouth est en réalité une île artificielle constituée d’amoncellements de coquillages et reliée à la côte par un pont de bois. Nous empruntons avec François, notre guide sur place, une pirogue à partir de Joal pour s’y rendre, les oiseaux aquatiques nombreux nous accompagnant tout au long de la traversée. À mes yeux, ce fut le village le plus romanesque du périple, harmonieusement constitué, ce village séduit du premier coup d’oeil.

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La lumière chaude de cette fin de journée embellie tout ce qui se trouve sous nos yeux, notre groupe sillonne ses ruelles tout en distribuant quelques cadeaux aux nombreuses familles présentes ce jour-là.

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Ce village de pêcheurs est occupé par une grande variété d’arbres mais le plus impressionnant est sans hésitation le majestueux baobab, qui entre-autres, est surtout à l’honneur au cimetière du village.

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Précarité et sourires

D’un village à l’autre, d’une école à l’autre, nous découvrons un mode de vie rudimentaire mais heureux. Partout nous sommes accueillies avec de beaux sourires. Dur à imaginer qu’en 2016, des écoles d’Afrique manquent encore de matériel de base à l’apprentissage mais c’est effectivement le cas. Au lieu de se partager un crayon Bic pour 2 enfants, chaque enfant aura chacun le sien, pour un bref instant. L’aventure se vit à l’improviste, au gré des routes et de l’instinct du moment. Seulement quelques écoles et dispensaires chanceux auront la visite de notre chef et de ses troupes régulièrement, ce sont ces mêmes 4 ou 5 lieux qui recevront un petit extra, cette fois-ci et pour la première fois, des livres et des semences.

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senw3387Partout nous sommes accueillis avec le sourire.

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Transport

Tout au long du périple, nous devons trouver et négocier nos moyens de transport, qui sont aussi diversifiés et démantibulés que possible, tantôt une automobile, tantôt un mini-bus, plus loin un grand autocar et parfois même la charrette, tirée par un cheval ou un mulet. Il n’est pas rare de devoir s’arrêter pour remettre de l’eau dans le radiateur, Il y a aussi sur nos chemins des policiers qui nous bloquent la route, une poignée de Bic assure alors notre laissez-passer.

sen 9iijw3Notre très jeune chauffeur, direction les collines de Niassam.

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senw37787Nous attendons que le camion soit plein avant de partir…

sen 9iijw333Encore des  charrettes.

Vivre au rythme sénégalais et s’imprégner de leur propre réalité fait aussi partie de cette mission. Les kilomètres se suivent mais ne se ressemblent pas. Tout au long du chemin, des scènes dépaysantes accrochent nos regards, les marchands s’entassent aux abords des routes, les poissons accompagnés de leurs mouches gisent à même le sol, les paniers d’osier multicolores se succèdent et même les dromadaires sauvages agrémentent le paysage de temps en temps.

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senw7777uuhgAtelier de couture à Dakar et des femmes tentant de vendre leurs prises sur le bord de la route.

sen n64Photo prise à travers la vitre de l’autobus, les immenses baobabs m’impressionnent.

IMG_1066Des dromadaires sauvages sur le bord de la route.

Mes caméras n’ont pas beaucoup de répit mais je dois faire attention de ne pas choquer certaines personnes car ce n’est pas tout le Sénégal  qui aime se faire voler le portrait. En guise de partage et suivant aussi les conseils de mon ami Ady, un Sénégalais vivant désormais à Québec, j’offre mes portraits aux principaux concernés. Plusieurs ont un compte Facebook ou un courriel, il sera facile de distribuer ces photos à mon retour.

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senw8888ui90senw889Tabaski Ndour, la grande soeur avec ses  frères près des collines de Niassam.

senw11Moussa Deme, très gentil et généreux, il a discuté longuement avec nous de la vie vécue au Sénégal. 

sen jjd90Portrait d’une jeune Africaine.

Jésus, Allah et cette question sans réponse

Le Sénégal se partage deux (2) religions : le Catholicisme et le Coran. Tantôt nous assistons à une messe catholique avec chants et prières wolof (la langue la plus parlée au Sénégal avec le français), tantôt nous distribuons le pain chaud dans les écoles coraniques de la ville de St-Louis aux petites heures du matin. La religion se fait ressentir partout au pays, avant même la montée du jour, les chants et prières coraniques surgissent des hauts-parleurs provenant des mosquées environnantes. Ces mélodies aux allures de douces lamentations nous dépaysent complètement et nous servent également de réveil matin nouveau genre.

La figure de Jésus est aussi omniprésente et honorée, il n’est pas rare de voir ce visage célèbre s’incruster dans les textiles des grandes robes, portées par les femmes africaines, surtout le dimanche. Les deux (2) religions semblent réellement faire bon ménage dans ce pays, jamais nous avons ressenti de l’hostilité ou un quelconque manque de respect entre les deux partis, ce fut très réconfortant de le constater.

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senw77ugdDortoir de St-Louis, le chant des mosquées nous sert de réveille matin.

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senw8887uNous assistons à une messe catholique du dimanche dans le village de Ndangane.

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sen 99ii4Pensée de la semaine…

Petite anecdote au sujet de Jésus…Par un beau matin de distribution en charrette à travers les villages de l’île de Mar Lodj, une conversation assez loufoque s’amorce entre moi et Ciré, notre jeune guide du moment :

      – ‘’ Moi, je suis un catholique de gauche’’.

Je lui réponds :

      – ‘‘ Et au Québec, savais-tu que les gens ne vont plus à la messe, les jeunes n’y croient plus et même que la religion n’est plus enseignée dans nos écoles?

Ciré se mit à rire soudainement très fort et de bon coeur. Stupéfaite de sa réaction, je lui demandai :

        -‘’Mais pourquoi est-ce si drôle?’’

Il continua à rire un bon moment, encore et encore, sans même me répondre…

Je dois désormais apprendre à vivre avec cette légitime question sans réponse et cette inattendue réaction jusqu’à la fin de mes jours. 

sen z12343eCiré, notre guide sympathique.

senw333456Une hyène est passé par là durant la nuit.

senj222wLes enfants attendent leurs cadeaux…

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La canne de conserve

À Saint-Louis, les enfants sont nombreux à marcher pieds nus, arborant leur canne de conserve vide prête à être remplie de vivres alimentaires. Nous avons distribué beaucoup plus de nourriture ici, touché du regard un petit garçon d’à peine huit (8) ans, qui après avoir reçu de quoi manger, se frotte le bedon, le sourire fendu jusqu’aux oreilles!  C’est assez déconcertant comme scène urbaine. Ces brefs moments me font penser à la période d’après-guerre au Québec, même si je ne l’ai pas vécue, je sais que plusieurs familles nombreuses avaient peine à se nourrir à cette époque. Chacun peut un jour vivre ce manque, peu importe le pays qui vous héberge, personne n’est jamais à l’abri des diverses circonstances de la vie. On se rend compte aussi de ça, en vivant cette aventure déstabilisante à l’autre bout du monde.

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sen z54bQuand il manque de verdure, le papier journal semble faire l’affaire pour les chèvres.

senw222321Achat de pain frais aux petites heures du matin pour l’école coranique de Saint-Louis.

IMG_0969Seuls les garçons sont admis dans les écoles coraniques, la distribution du pain se fait dans le calme et le respect mutuel.

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senw777yy339Sur le morceau de bois, il est écrit “Merci”.

sen aoifnÉlégance en jaune…

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Un peu d’histoire…

L’Hôtel de la Poste, Saint-Louis. Situé à proximité du pont Faidherbe, sur les bords du fleuve Sénégal, IL est le plus ancien établissement hôtelier de la ville de Saint-Louis, datant de 1850. C’est un lieu chargé d’histoire, faisant partie de l’aventure de l’Aéropostale ; l’aviateur Jean Mermoz aimait y séjourner, dans la fameuse chambre 219.

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Les Peuls, Mamadou et le désert.

Partout, le besoin se fait sentir et ce, autant en ville qu’en campagne. La visite d’un village pas comme les autres et la rencontre de ses habitants nommés les Peuls nous impressionnent vu sa localité et leur style de vie. Les Peuls sont souvent nomades et vivent dans diverses régions du continent. Les femmes peules se caractérisent par le tatouage de couleur indigo qu’elles portent sur les lèvres et les gencives.

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Les habitations ici sont construites de troncs et de branches d’arbre ainsi que de paille plantée en plein coeur d’une terre aride, sèche et beige. Le sable en cavale nous sert d’exfoliant naturel le temps qu’il nous faut pour distribuer nos cadeaux et visiter l’école.

senw77777Distribution de crayon Bic chez le peuple Peul, leur village est situé en plein coeur du désert.

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Plus loin sur la route, un autre village authentiquement différent nous attend : Lompoul. Les gens de ce village reconnaissent bien notre chef qui revient toujours par ici. Nous passons de bons moments avec eux, le grand chef étant en prière lors de notre arrivée, en guise de compensation, nous avons été accueillies chaleureusement par le jeune fils et futur chef : Mamadou.

senw1Village de Lompoul. Un marchand de pneus et Christine entouré des enfants du village.

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IMG_0862Nouveau bébé au village, la maman est très fière.

Un peu plus tard dans la même région, une petite pause-récompense nous attendait dans le désert. Les tentes blanches éparpillées sur le sable chaud font rêver, les dromadaires se reposent au loin et bientôt, nous serons bien agrippées sur leur bosse, le temps de faire une brève excursion avant le coucher du soleil. À la nuit tombée, quelques-unes d’entre-nous danseront au son des tam-tams africains. Ce fut un grand moment de réjouissance d’assister à ce spectacle et de finir la soirée avec un bon repas sénégalais constitué de poulet mafé partagé sous la tente commune…

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senw999999Apesow, un joueur de tamtam exceptionnel.

Inévitablement, le lac Rose et l’île de Gorée

À ce stade, les dons sont presque disparus de nos grands sacs, bientôt il ne restera plus que nos effets personnels et nos souvenirs. Avant de revenir à Dakar pour reprendre notre envol vers le nord québécois, nous faisons escale au Lac Rose. Le lac est rose à moitié à ce stade de l’année mais nous apprécions le panorama, la baignade flottante en eau ultra salée et l’ambiance brumeuse de cette fin de soirée humide. Le lendemain au réveil, nous repartirons pour Dakar.

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brigitte lac rose,sen fev 2016 xMoi, mon Pentax et le fameux Lac Rose. (Photo de Sylvie)

Une fois en ville, la visite de l’Île de Gorée s’imposait! Très touristique, de style coloniale et très colorée, cette île est un lieu historique à voir absolument. La visite de la maison des esclaves, entre autres, m’a vraiment secoué personnellement. On y voit les petites cellules avec au-dessus de chaque porte, un écriteau : hommes, femmes, enfants et même les récalcitrants. Les récalcitrants étaient des gens rebelles, des gens moins dociles comme on en connaît tous, ils étaient entassés là comme de vraies sardines en attendant de franchir la porte du non-retour. En effet, quand un esclave était vendu, il franchissait cette porte qui mène à l’Atlantique et de là, un petit bateau l’embarquait pour le conduire au navire plus loin dans la baie. Ensuite, les adieux définitifs…L’humain malheureusement devenu objet de marchandage partait pour ne plus jamais revenir.

senw888878La vue de l’Île de Gorée.
senw222332Plusieurs Sénégalais profite de l’achalandage de l’île pour offrir leurs marchandises aux touristes.

senw77776La porte du non-retour et la statue symbolisant ” la libération de l’esclavage “.

Le Sénégal, le mot de la fin

Le Sénégal est un pays qui semble avoir été figé dans le temps. Peut-être a-t-il beaucoup de peine à évoluer dans ce XXI siècle tel qu’on le connaît ici, de l’autre côté de l’Atlantique. J’ai observé que malgré l’insalubrité globale et le manque de ressources primaires, le peuple Sénégalais semblent voir leur vie comme un cadeau divin et sacré. Ces gens ne peuvent comprendre, par exemple, qu’un Occidental s’enlève la vie par choix. Cette beauté qui surgit du chaos représente sans aucun doute leur principale richesse.

senw8887uh3Art urbain.
senw333e4rLe village et la poissonnerie de Kébermer.

sen z12343e422 bUn couple sur le bord de l’Atlantique.

Une question se pose, comment expliquer cette précarité, ce désordre et cette agonie des installations urbaines qui persiste avec les années et ce, malgré toute l’aide humanitaire que bénéficient ces pays en voix de développements depuis des décennies. Est-ce réellement le manque de ressources? la grande corruption des gouvernements? Le manque d’éducation en général? Je ne peux malheureusement pas répondre à cette question mais j’aimerais tellement comprendre…

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Après les quelques peurs et angoisses du début, nous sommes toutes revenues saines et sauves et notre mission a bien été accomplie. Cet ‘’intermède de vie’’ comme a si bien décrit l’une d’entre nous, pourrait être aussi décrite comme une brève mais intense coupure de la réalité, une pause de vie ou un saut dans l’inconnue totale. Maintenant que nous sommes revenues en terre familière, cet intermède m’apparaît déjà comme un beau rêve lointain, aussi vrai que déconcertant…

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le Sénégal, il faut le voir et le vivre pour peut-être, le comprendre un peu plus…

Fin

 

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One thought

  1. Merci pour le partage et pour vos bons mots Claudia xxx Le Brésil!! Hâte de visiter ce pays, un jour…

  2. En effet… une grande artiste. Bravo! j’ai partagé tes photos sur ma page ici au Brésil, comme tu as vu. Voir le Sénégal à travers tes yeux c’est un vrai cadeau. Merci!

  3. Merci Johanne, très gentil ton petit mot, bonne journée 😉 😉 😉

  4. superbe brigitte ,
    je savais que tu avais du talent mais la…….oufffff un récit et des photos qui m’ont émue pour le temps d’un instant wow…………

  5. Merci d’avoir pris le temps Marie, de lire et voir, ton opinion compte beaucoup pour moi, je suis bien contente et chanceuse de te connaître xx

  6. C’est extraordinaire !!! Le sourire de ces enfants, dans un décor pas toujours parfait, mais VRAI. Quelles beautés dévoilées et quelle façon de les immortaliser, de nous les raconter. On y sent le rythme et les odeurs qui abondent. On perçoit mêmes les bruits, on image les voix et les rires de ces gens que tu as su apprivoisés, laissés venir à toi! Tu as un grand talent Brigitte et le courage de tes ambitions aussi!! :))) Bravo mon amie! xxx

  7. Un beau récit, tu as une belle plume et tes photos sont encore une fois remplie d’émotions… J’ai reçu une invitation pour exposer à St-Louis l’an prochain, je suis en réflexion. Merci pour ce beau partage!

  8. Merci de nous partager ces moments impressionnants et tellement parlants d’eux-mêmes, par les regards, les non-dits, les sourires. Tu sais capter l’essence des gens et raconter une histoire par tes photos.

    A bientôt,

    Gynet

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